Ça sent les ordures, dans les rues d’Alberta

Question: Présente un profil d’une entreprise ou d’une ville qui participe à l’économie circulaire.

L’homme rêve de se trouver derrière le volant d’une voiture volante depuis le tournant du 20e siècle. Bien que nous ne sommes pas encore arrivés à ce point-là, les prouesses d’ingénierie automobile qui apparaissent de jour en jour (c’est une exagération, mais bon; vous comprenez) nous rapprochent peu à peu, à ce rêve ambitieux. Parmi ceux, qui aurait pensé pouvoir manier quotidiennement une voiture alimentée par des ordures?!

Le fier propriétaire de cette invention révolutionnaire est une entreprise canadienne (d’Edmonton, Alberta) nommée Enerkem. En gros, Enerkem se sert de matières non-recyclables (qui sont généralement à base de carbone) qu’ils convertissent en éthanol cellulosique, en biométhanol et autres produits chimiques renouvelables. À part sous-entendre d’énormes avantages en termes d’usage de biocarburants et de gestion de déchets, le tout est aussi extrêmement efficace! Le processus de conversion total ne dépasse pas les cinq minutes – incroyable![1]

À Edmonton (Alberta), Enerkem opère une usine commerciale à grande échelle en travaillant directement avec la ville. À travers les opérations d’Enerkem, la ville d’Edmonton réutilise 90% de ses déchets et empêche plus de 100’000 tonnes métriques d’ordures d’être déchargées à chaque année! De plus, la conversion de déchets permet grandement de diminuer les allers-retours des camionnettes qui devaient se rendre à Ryley, Alberta pour décharger les ordures de la ville. Enfin, en plus de tous ces atouts, Edmonton profite également d’une réduction évidente d’émissions de gaz à effet de serre liées à la production de méthane par les déchets qui pourrissent dans la décharge.[2]

Enerkem Alberta Biofuels (Edmonton, Canada).

Malgré le succès d’Enerkem à Edmonton, le carburant-déchet n’est pas encore populaire à Toronto – le prétendu leader de l’économie circulaire canadienne.

Mais qu’attendons-nous?


[1] “From Waste to Cellulosic Ethanol, Biomethanol | Disruptive Technology.” Enerkem, enerkem.com/

[2] McLachlan, Codie. “Five Minutes from Trash to Ethanol: Edmonton’s Long-Delayed Enerkem Plant Explained.” Edmonton Journal, 20 Feb. 2018, www.edmontonjournal.com/business/local-business/five-minutes-from-trash-to-ethanol-edmontons-long-delayed-enerkem-plant-explained.

2 réflexions au sujet de “Ça sent les ordures, dans les rues d’Alberta”

  1. Wow, super intéressant! Des systèmes comme ça semble être extrêmement bénéfique. Est-ce que vous savez exactement comment ils peuvent transformer tellement d’ordures en produits chimiques renouvelables? Je penserai que la chimie derrière ce processus serait magnifique.

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