La guerre dans les bois

Les activistes environnementaux agissent souvent comme la voix de la nature. Ce sont eux qui la défende et la protège contre ceux qui tente de la nuire. Que ce soit de mener une grève étudiante pour le climat ou vivre dans un arbre pendant une durée de 2 années, ils investissent beaucoup de temps et de travail envers leur cause. Mais, cela en vaut-il la peine? Regardons à une manifestation qui s’est éclaté en Colombie-Britannique à propos de l’exploitation d’une forêt ancienne.

Stoody, Chuck. “Two protesters block logging trucks to a Clayoquot valley as police prepare to move in near Tofino in July 1993”. CBC News. 12/04/2018. https://newsinteractives.cbc.ca/longform/so-many-people-giving-a-damn. Consulté le 08/06/2021.

Les manifestations de Clayoquot, qui sont également connues sous le nom de la guerre dans les bois, étaient une série de manifestations pacifiques qui bloquait l’accès au site d’exploitation forestière à la baie Clayoquot, en Colombie-Britannique. Plusieurs groupes environnementaux ont participé aux manifestations comme le Wilderness Committee, Sierra Club, Greenpeace, Friends of Clayoquot Sound et Natural Resources Defence Council. Ils ont travaillé avec des Premières Nations Nuu-chah-nulth, telles que les communautés Ahousaht et Tla-o-qui-aht. Les manifestations ont commencé en 1984, mais elles ont culminé pendant l’été en 1933. De juillet à octobre, à peu près 900 personnes ont été arrêtées et condamnées par la Cour suprême de la Colombie-Britannique. En effet, cet évènement est considéré comme le plus grand acte de désobéissance civile de l’histoire canadienne.

Thomas, Megan. “So many people giving a damn: War in the Woods resonates 25 years later with new environmental battle on B.C. coast”. CBC News. 12/04/2018. https://newsinteractives.cbc.ca/longform/so-many-people-giving-a-damn. Consulté le 08/06/2021.

La baie Clayoquot abrite des milliers de sapins, épinettes et cèdres à travers plus de 250 000 hectares, qui forment l’une des dernières forêts anciennes pluviales tempérées en Colombie-Britannique. Ceci a attiré l’attention d’un grand nombre d’étrangers à cause des ressources en bois d’œuvre. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a permis aux sociétés d’exploitation forestière, notamment MacMillan Bloedel, de couper à blanc les forêts dans la région, comme l’Île Meares. Les groupes environnementaux et les Premières Nations étaient concernés avec le rythme et le montant d’extraction de ressources par ces sociétés. D’autre part, ils ont argumenté que la coupe à blanc détruit l’écosystème forestier d’origine, ce qui entraîne la perte d’habitats, l’érosion des sols, des montagnes dénudées, des glissements de terrain et des cours d’eau poissonneux dévastés. Comme une tentative de sensibiliser les gens aux enjeux et d’influencer l’opinion publique et gouvernemental, ils ont mis en place un camp de paix à proximité des routes forestières, dont environ 11 000 personnes ont visité.

“The Heart of Clayoquot Sound’s old-growth forest is at risk from logging!”. Wilderness Committee. 13/01/2011. https://www.wildernesscommittee.org/news/heart-clayoquot-sounds-old-growth-forest-risk-logging. Consulté le 07/06/2021.

Les manifestations ont fournis de la visibilité à la cause environnementale de la baie Clayoquot et ont capté de l’attention internationale. Éventuellement, MacMillan Bloedel s’est retiré de la baie Clayoquot et a donné le control d’exploitation forestière aux Premières Nations Nuu-chah-nulth. Certaines exploitations forestières à plus petite échelle se sont poursuivies par une entreprise appartenant aux Premières Nations d’une manière qui maintenait l’équilibre entre la préservation et l’exploitation de la forêt. Donc, le taux de coupe a diminué de manière drastique. En plus de réviser les politiques forestières afin de mieux gérer les écosystèmes, la région a été déclarée une réserve de biosphère par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour reconnaître qu’elle constitue un écosystème d’importance mondiale.

Alors, cela en vaut-il la peine? De mon point de vue, ça vaut toujours la peine de défendre en quoi vous croyez, surtout quand ce qui est en question est l’environnement, même si tout le monde n’est pas en accord avec toi. N’attendez pas à ce que quelqu’un d’autre fait le premier pas, soyez le changement que vous souhaitez voir dans le monde.

Sources

“Clayoquot protests”. Wikipedia. https://en.wikipedia.org/wiki/Clayoquot_protests. Consulté le 07/06/2021.

“Environmentalists defend old forest in Clayoquot Sound, B.C., Canada, 1993”. Global Nonviolent Action Database. https://nvdatabase.swarthmore.edu/content/environmentalists-defend-old-forest-clayoquot-sound-bc-canada-1993. Consulté le 07/06/2021.

Grant, Peter. “Clayoquot Sound”. The Canadian Encyclopedia. 16/12/2013. https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/clayoquot-sound. Consulté le 07/06/2021.

Pierce, Daniel. “25 Years after the War in the Woods: Why B.C.’s forests are still in crisis”. 14/05/2018. https://thenarwhal.ca/25-years-after-clayoquot-sound-blockades-the-war-in-the-woods-never-ended-and-its-heating-back-up/. Consulté le 07/06/2021.

Une pensée sur “La guerre dans les bois”

  1. Salut Lucie! Ton blogue était très bien structuré; la façon dont tu as utilisé cette histoire pour répondre à ta question du début aide vraiment à garder l’attention du lecteur. De plus, je n’avais jamais entendu parler de cet évènement avant, donc je suis contente d’avoir lu ton texte! Je suis d’accord avec toi; c’est toujours important de défendre nos ressources naturelles, mêmes si on ne réussit pas toujours. Crois-tu qu’il y a des meilleures façons de défendre l’environnement, autre que les protestes paisibles?

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